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PLAY-URBAN-MAYOTTE-ROYAUME DES FLEURS- ESQUISSER#23 – Elise Jacques

Au début je suis partie du volcan, pas pour en parler, plutôt pour trouver un rapprochement avec Mayotte. C’est un espace souterrain, caché. Pour définir mon projet, un mot : le sous-jacent, ce qu’il y a sous la surface. Pour l’instant je n’ai accès qu’à la surface, ce qui ne me met pas forcément à l’aise. Je m’intéresse aux trous sous les trottoirs, car mine de rien on passe notre temps à marcher au-dessus du vide sans savoir ce qu’il y a dessous. Pour faire un parallèle avec les scientifiques, eux non plus ne savent pas ce qu’il se passe vraiment sous l’océan, près du volcan. Ils ne peuvent voir que des indices, les roches qui se fracturent ou les tremblements de terre.

Mon idée est de faire une pièce sonore en travaillant avec les jeunes de la Vigie. Ils sont presque tous clandestins et n’ont donc pas la possibilité de sortir le jour. J’avais envie de faire entendre leurs voix dans des endroits où ils ne peuvent pas se rendre. Le problème est que j’ai du mal à leur demander de participer à mon projet. Le travail doit-être collaboratif, qu’il ne vienne pas juste de moi. J’aimerais aussi travailler avec les infrasons pour pouvoir les ressentir avec le corps. L’idée serait de matérialiser le son, afin de créer de la matière sonore.

Je m’appelle Elise Jacques, j’habite maintenant à Strasbourg, mais j’ai grandi en Banlieue Sud de Paris, à Chatelet Malabry. Ma mère s’appelle Ariane Herrenschmidt, elle a grandi en région parisienne et mon père s’appelle Eric Jacques, il a grandi en Champagne Ardenne. Ils habitent en région parisienne. Mes grands-parents maternels viennent d’une ancienne famille bourgeoise strasbourgeoise. Mon grand-père s’appelle Herrenschmidt, c’est le nom d’une avenue, et ma grand-mère Noëlle Michelle. J’ai aussi un ancêtre Irlandais. Mes grands-parents paternels viennent du milieu paysan champenois. Moi je ne me sens pas parisienne, plutôt banlieusarde même si ce terme est plutôt vague. Cependant, je préfère me dire Strasbourgeoise, car c’est mon premier « chez moi ». Je suis territoriale à petite échelle. J’appartiens à un quartier.

 



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