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PLAY-URBAN-MAYOTTE-ROYAUME DES FLEURS-24-09-21- ESQUISSER#3 – Pauline Jacquet

Pour l’instant, je suis installée au stade, j’observe, je regarde ce qu’il se passe, il y a l’histoire avec la poussière qui m’intéresse. Le soir entre 16 et 18 heures, tous les sports se mélangent, ils partagent ce même terrain sans se côtoyer et pourtant il y a une sorte de cohésion générale quand on regarde l’ensemble. En fait, individuellement, ça reste des groupes qui travaillent dans leurs disciplines. Ce rapport intérieur-extérieur m’intéresse. J’ai trouvé un point de vue, ailleurs, au-dessus. Le stade est délimité par des barrières et tout autour, il y a pleins de ruines, de travaux et d’engins de construction, etc. Il y a notamment un grand tas de terre aplani sur le dessus. Il a l’allure d’un terrain de jeu mais inhabité. Pour l’instant je fais des expérimentations sur ce tas de terre.


Vendredi 24 et samedi 25 septembre, sur 2 après-midi et débuts sont présentés dans les espaces urbains et naturels de Grande Terre une série d’esquisses de projets (performances, installations, vidéos…) quelque chose d’un geste en devenir s’y lit. Les projets ne sont pas finalisés, comment auraient-ils pu l’être en 3 semaines de résidence alors que les étudiants de Strasbourg et de La Réunion venaient à Mayotte pour la première fois. Il leur fallait avant tout commencer à comprendre où ils mettaient les pieds afin produire des gestes suffisamment en résonance avec les réalités très complexes de l’ile. Certains projets devraient être poursuivis prochainement d’autant que certains étudiants nomment leur désir de prolonger un temps leur présence ici.

Je m’appelle Pauline Jacquet, je vis à Strasbourg. Je suis étudiante en scénographie. Mes parents viennent de la banlieue parisienne. Avant d’arriver à Strasbourg, je faisais ma licence en design d’espace à Annecy. Je suis née en banlieue Parisienne, dans le 78. Ma mère est née à Lyon, elle s’appelle Christiane Berger, elle était dessinatrice dans un cabinet d’architecture. Mon père est né dans les Monts du Lyonnais, mais plus proche de Roanne que de Lyon. Il est ingénieur commercial. Ils se sont rencontrés à Paris. 

Du côté de ma mère, il y a ma grand-mère Jeanine Giraud, et mon grand-père, Michel qui était routier, conducteur de camion de lait. Il a monté son entreprise qui s’appelle Trans-Lait. Ils portent le nom de mon grand-père, Berger. 

Du coté de mon père, mon papy s’appelait Jean Jacquet, il est né à Roanne aussi, il était aussi conducteur de camion, mais pas de lait. Ma mamie s’appelait Solange Lagresle. Elle a pris le nom de Jacquet, née à Rouane. Toute ma famille vient de la région Lyonnaise, globalement. J’appartiens au Monde mais je ne viens pas de partout non plus.

Je me suis intéressé au stade de Labattoir. En fait, tous les lieux m’ont intéressé mais ce qui était aussi important c’est de les visiter avec les mahorais. Ces lieux étaient pour nous de simples lieux alors que pour eux et elles, étant donné qu’ils étaient chargés de leurs histoires, ça transportait beaucoup d’émotions. Particulièrement, au stade où je suis allé avec Jesus et Karim. Ils racontaient leurs histoires avec une certaine tristesse dans leurs yeux lorsqu’ils parlaient de cette époque où ils n’avaient pas de lieu pour danser. 

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