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Play-Urban-Mayotte-Royaume des Fleurs-24-09-21- esquisser#8 – Garance Rolland

Je me suis dispersée dans tous ces lieux qui portent tant de richesses : le stade de foot, la mairie, la plage des Badamiers, la Vigie, la rue commerçante… Je me laisse encore le temps. Ce sera peut-être plusieurs petites performances. J’ai vécu une expérience très forte avec Jésu. Une marche-performance avec une meute de 15 chiens dans les quartiers de Labattoir et de Pamandzi. Pour les présentations, le film sera projeté sur le mur du stade.


Vendredi 24 et samedi 25 septembre, sur 2 après-midi et débuts de soirée sont présentés dans les espaces urbains et naturels de Grande Terre une série d’esquisses de projets (performances, installations, vidéos…) quelque chose d’un geste en devenir s’y lit. Les projets ne sont pas finalisés, comment auraient-ils pu l’être en 3 semaines de résidence alors que les étudiants de Strasbourg et de La Réunion venaient à Mayotte pour la première fois. Il leur fallait avant tout commencer à comprendre où ils mettaient les pieds afin produire des gestes suffisamment en résonance avec les réalités très complexes de l’ile. Certains projets devraient être poursuivis prochainement d’autant que certains étudiants nomment leur désir de prolonger un temps leur présence ici.

avec Inssa Hassna (Jesu)


Je m’appelle Garance Rolland, j’ai grandi en Bretagne. Mes parents vivent à Paris. Mon père s’appelle Christophe Rolland, il est breton et ma mère s’appelle Sanda Men Makoth. Mes grands-parents paternels Michel et Michelle Rolland alias Mamgoz et Tadkoz sont Breton et Alsacien. Mes grands-parents maternels s’appellent Louisette et Men Makoth, ils sont du Cambodge et de Paris. Je garde des liens avec ma famille cambodgienne parce qu’elle a migré à Paris, mais je ne connais pas le Cambodge. Moi, je me sens bretonne et cambodgienne car j’ai été bercé par pleins d’histoires de mes deux origines. 

Je suis très heureuse de découvrir une culture différente, d’aller à la rencontre des gens, de travailler à partir de leur histoire. Ces liens que nous créons sont aussi pour des projets futurs. Ici j’habite à Labattoir, dans une maison qu’on a appelé “le loft”. On vit tous ensemble, métropolitains et mahorais.

Au Royaume, quand je danse, c’est le regard du spectateur qui m’enrichit. Ça me permet de me mettre dans la peau du public. Ce qui est important pour une scénographe ! 

 



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