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LE MARCHÉ DE LA MEINAU
Léa CHARDIN

Illusion et mise en scène

Au marché, on utilise le théâtre pour créer sa réputation. On donne l’impression d’avoir des produits en grandes quantités et si jamais le stock paraît vide, on troque quelques produits avec son voisin pour faire croire que les récoltes sont foisonnantes et qu’il y a beaucoup de choix. On vient au marché avec l’illusion de trouver des producteurs locaux, petits agriculteurs de nos régions, mais ce sont des revendeurs qui jouent le rôle de l’agriculteur. Se donnant chacun un personnage, sociable, tchatcheur, avenant, bourreau des cœurs, pour jouer avec le « spectateur », et l’inciter à participer. Les produits achetés en gros comme les produits des supermarchés sont tout aussi factices, et pourtant l’aspect cagette en bois, petit stand, donne rapidement l’effet « produit du terroir », tout comme l’emballage kraft qu’on associe à l’idée du biodégradable.

Les spectateurs, ou clients deviennent acteurs. 

Ils portent, caddie, cabas, petit chariot de course, et constituent l’ambiance du marché. Ils se croisent, se recroisent, discutent de tout et de rien devant les étalages, certains recherchent la conversation, d’autres défilent seulement, et pourtant au début ils étaient presque tous venus dans l’idée d’acheter quelques condiments de bonne qualité.

Vente de fruits et légumes factice

Le stand que je propose serait un stand fabriqué artisanalement, en bois, sur lequel on vendrait des fruits et légumes en plastiques. Plastiques récupéré au marché de la Meinau et au supermarché pour créer un lien entre les deux endroits. Le stand serait installé place de l’île de France, parmi les autres stands du marché. Accentuant ainsi l’idée de l’illusion du faux dans un espace de vie quotidien ou finalement la théâtralité est omniprésente.

 

 

 

 



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