
{"id":3533,"date":"2021-04-15T09:32:14","date_gmt":"2021-04-15T07:32:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.le-hub.hear.fr\/playurban\/?p=3533"},"modified":"2021-10-03T21:05:09","modified_gmt":"2021-10-03T19:05:09","slug":"texte-introductif","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.le-hub.hear.fr\/playurban\/2021\/04\/texte-introductif\/","title":{"rendered":"Texte introductif &#8211; Revue n\u00b01"},"content":{"rendered":"<p>Par Francois Duconseille, Jean-Christophe Lanquetin, Dominique Malaquais<\/p>\n<p>Play \u203a Urban est une plateforme de recherche collective inter-\u00e9coles d\u2019art dont les participants ont pour ambition d\u2019intervenir en tant qu\u2019artistes-chercheurs (d\u00e9signations \u00e0 nos yeux synonymes) dans l\u2019espace urbain et ainsi de contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une connaissance contextuelle et horizontale des villes d\u2019aujourd\u2019hui. Le projet a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 \u00e0 Strasbourg par l\u2019atelier Sc\u00e9nographie de la Haute \u00e9cole des arts du Rhin, avec le groupe Hors format de l\u2019option art (Fran\u00e7ois Duconseille, \u00c9l\u00e9onore Hellio, Jean-Christophe Lanquetin, Gr\u00e9goire Zab\u00e9), et \u00e0 Johannesburg par le d\u00e9partement Arts visuels de la Wits School of Art (Natasha Christopher, Zen Marie), en lien ponctuel avec d\u2019autres institutions (Acad\u00e9mie des beaux-arts de Kinshasa, La Cambre \u00e0 Bruxelles). Les deux \u00e9quipes ont \u00e9t\u00e9 rejointes sur l\u2019ensemble du processus par Dominique Malaquais (CNRS). Dans sa phase initiale (2011-2013), Play \u203a Urban a pris la forme de quatre r\u00e9sidences\u00a0: deux d\u2019une semaine et deux d\u2019un mois, \u00e0 Johannesburg et \u00e0 Strasbourg. \u00c9tudiants et enseignants ont exp\u00e9riment\u00e9 ensemble, de concert avec des artistes et des chercheurs fortement impliqu\u00e9s dans les contextes urbains pratiqu\u00e9s. Des s\u00e9minaires et des expositions \u00e0 Johannesburg et \u00e0 Strasbourg ont ponctu\u00e9 cette phase\u00a0: \u00e0 VANSA (Visual Arts Network of South Africa), chaque semaine pendant un mois en septembre 2012, et sous la forme d\u2019une exposition et de rencontres publiques, co-r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 Strasbourg avec le th\u00e9\u00e2tre du Maillon et P\u00f4le Sud (Centre de d\u00e9veloppement chor\u00e9graphique), intitul\u00e9es \u00ab\u00a0Ville(s) en jeu(x)\u00a0\u00bb, en octobre 20131.<\/p>\n<p>En tant qu\u2019artistes-chercheurs, au sein de Play \u203a Urban nous naviguons constamment entre \u00e9tude et cr\u00e9ation. Les approches et les m\u00e9diums que nous d\u00e9ployons sont multiples. Dans le cadre pr\u00e9sent, un geste d\u2019artiste peut \u00eatre individuel ou collectif, porteur d\u2019une dimension documentaire, de \ufb01ction, ou encore de ce qu\u2019on nomme en anglais faction (c\u2019est-\u00e0-dire de processus qui se situent \u00e0 l\u2019intersection de la r\u00e9alit\u00e9 et de la \ufb01ction). La relation au quotidien des habitants des villes o\u00f9 nous sommes pr\u00e9sents, leur devenir spectateur ou leur implication dans nos dispositifs de collectif sont au c\u0153ur de nos projets. Ces derniers s\u2019inscrivent aussi horizontalement que possible dans la ville. Le sens de notre pr\u00e9sence, sa possibilit\u00e9 m\u00eame, son incidence politique sont en permanence questionn\u00e9s. L\u2019ambition est, m\u00eame momentan\u00e9ment, de tenter de produire du commun dans une ouverture \u00e0 la singularit\u00e9 tant des contextes que de nos subjectivit\u00e9s. Nous travaillons \u00e0 une connaissance des environnements urbains tels qu\u2019ils sont infrastructur\u00e9s et tels que les gens les vivent, les pratiquent, les per\u00e7oivent, et ce aussi bien \u00e0 Johannesburg qu\u2019\u00e0 Strasbourg \u2013\u00a0contextes fort diff\u00e9rents, certes, mais qui, \u00e0 travers notre travail, entrent en r\u00e9sonance.<br \/>\nLors de chaque r\u00e9sidence, un dispositif de collectif rassemble les participants autour de l\u2019invention de m\u00e9thodologies et d\u2019enjeux communs. On trouvera, en ouverture de ces pages, des photos d\u2019un mur couvert de Post-it. Ces derniers sont l\u2019expression des attentes de tous les participants \u00e0 la r\u00e9sidence de mai 2011 \u00e0 Strasbourg. Il s\u2019en d\u00e9gage une volont\u00e9 immersive et ludique, un souhait d\u2019utopie urbaine. Le jeu est ici concept, m\u00e9thodologie et pratique. Il s\u2019agit de jeu au sens de play (jeu gratuit, jeu pour jouer) et non au sens de game (jeu pour gagner). C\u2019est par le truchement de cette dimension de jeu que nous tentons d\u2019entrer en interaction avec les contextes. Les r\u00e8gles du jeu existent pour construire les cadres de travail, pour structurer le regard, mais nous pouvons les d\u00e9faire, les contourner, choisir de ne pas les respecter. Ob\u00e9ir \u00e0 la r\u00e8gle n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 le but de la partie. Il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019un d\u00e9clencheur signi\ufb01ant, d\u2019un pr\u00e9texte. Mais qu\u2019on ne s\u2019y m\u00e9prenne pas\u00a0: le jeu, ici, aussi ludique soit-il, n\u2019a d\u2019amusant, de l\u00e9ger, que l\u2019apparence. En son c\u0153ur se pro\ufb01lent des enjeux \u00e9thiques, et de ce fait politiques, fondamentaux. Comment (re)penser la ville \u00e0 l\u2019aube du XXIe\u00a0si\u00e8cle, si\u00e8cle dont il est commun\u00e9ment admis qu\u2019il sera le si\u00e8cle urbain entre tous\u00a0? Telle est la question qui nous guide et qui informe notre travail.<\/p>\n<p>Fait de questionnements et non de r\u00e9ponses et se voulant explicitement un processus ouvert, ce travail s\u2019\u00e9labore autour d\u2019une palette de concepts cl\u00e9s, sujets de r\u00e9\ufb02exion centraux dans la recherche actuelle sur la ville comme sur la production artistique\u00a0: th\u00e9\u00e2tralit\u00e9, politique(s) des corps (ou body politics), espace public \/ espace commun, infrastructure de personnes (people as infrastructure)\u2026 Ces concepts constituent pour l\u2019\u00e9quipe Play \u203a Urban une cartographie ouverte de notions, d\u2019enjeux et de questions avec lesquels nous avons choisi de jouer, en les interrogeant en termes th\u00e9oriques bien s\u00fbr, mais aussi et surtout en les \u00ab\u00a0activant\u00a0\u00bb, comme des pistes, des directions, des indices lors de nos exp\u00e9rimentations urbaines.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>LA REVUE<\/p>\n<p>Les concepts qui nous guident ont \u00e9t\u00e9 th\u00e9oris\u00e9s, principalement, par des chercheurs et des praticiens anglophones. Pourtant reconnus pour le r\u00f4le essentiel qu\u2019ils jouent dans l\u2019articulation de la pens\u00e9e sur les villes et les cultures urbaines au XXIe\u00a0si\u00e8cle, les \u00e9crits de ces sp\u00e9cialistes n\u2019ont pour la plupart pas \u00e9t\u00e9 traduits en fran\u00e7ais et, de ce fait, restent dif\ufb01ciles d\u2019acc\u00e8s \u00e0 d\u2019importants pans du public francophone. Un premier enjeu de la revue Play \u203a Urban est de contribuer \u00e0 la traduction de ces textes a\ufb01n de les diffuser \u00e0 un public plus large. Ainsi, chaque num\u00e9ro de la revue se fonde sur une ou plusieurs traductions de textes de r\u00e9f\u00e9rence avec lesquels nous avons travaill\u00e9. Dans ce premier num\u00e9ro \u2013\u00a0on le verra de fa\u00e7on d\u00e9taill\u00e9e plus loin\u00a0\u2013 notre focale est l\u2019\u0153uvre du sociologue \u00e9tats-unien AbdouMaliq Simone.<\/p>\n<p>Un second enjeu de la revue est de publier des traces de nos travaux. Textes, projets graphiques, essais photo\u00a0: il s\u2019agit de documents t\u00e9moignant d\u2019exp\u00e9rimentations men\u00e9es durant les r\u00e9sidences Play \u203a Urban. Via cette mise en page de traces, nous tentons de mettre en forme nos id\u00e9es et exp\u00e9riences. Notre cadre est \u00e9lastique. Nous choisissons de publier des points de vue, des approches, des formes radicalement diff\u00e9rents les uns des autres, sans forc\u00e9ment chercher \u00e0 les lier entre eux. Le but, en effet, n\u2019est pas de pr\u00e9senter un produit \ufb01ni, un objet lisse. Bien au contraire. Sinuosit\u00e9s, rugosit\u00e9s, faux d\u00e9parts nous int\u00e9ressent au premier chef, car ils sont l\u2019expression m\u00eame de notre processus, de notre circulation entre \u00e9tude et cr\u00e9ation.<br \/>\nTroisi\u00e8me enjeu, en\ufb01n, l\u2019accessibilit\u00e9. Notre souhait est que cette revue soit ais\u00e9ment et partout accessible. Elle existe donc \u00e0 la fois en ligne et en format papier. Le noir et blanc permet d\u2019imprimer tr\u00e8s facilement soit un num\u00e9ro dans son ensemble, soit une contribution pr\u00e9cise. Le format A4 est pens\u00e9 dans la m\u00eame logique\u00a0: pour presque rien, on doit pouvoir imprimer un texte \u00e0 la maison, \u00e0 Paris, comme dans un cybercaf\u00e9, \u00e0 Kinshasa.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>UNE INFRASTRUCTURE DE PERSONNES<\/p>\n<p>Ce premier num\u00e9ro est construit autour du concept de people as infrastructure, \u00e9labor\u00e9 par AbdouMaliq Simone dans un texte \u00e9ponyme paru en 2004. Nous pr\u00e9sentons ici une traduction des premi\u00e8res pages de ce texte. Th\u00e9oriquement denses, celles-ci d\u00e9crivent pr\u00e9cis\u00e9ment le concept de Simone. Deux autres concepts \u2013\u00a0the public et endurance\u00a0\u2013, \u00e9labor\u00e9s par le m\u00eame auteur, retiennent notre attention. D\u00e9clinaisons de people as infrastructure, ils enrichissent et complexi\ufb01ent cette notion fondamentale \u00e0 nos travaux. Nous traduisons ici des passages cl\u00e9s de textes que Simone leur a consacr\u00e9s en 2009 et 2014.<\/p>\n<p>Pour explorer avec lui le concept de people as infrastructure, nous avons invit\u00e9 AbdouMaliq Simone \u00e0 Strasbourg en 2011. En amont et en aval de cette rencontre, nous avons lu et discut\u00e9 son texte. Mais ce n\u2019est qu\u2019au terme de notre processus de r\u00e9sidences \u2013\u00a0c\u2019est-\u00e0-dire au bout de deux ann\u00e9es pleines d\u2019exp\u00e9rimentation\u00a0\u2013 que nous avons commenc\u00e9 \u00e0 appr\u00e9hender toute la force de son propos. Dans nos premi\u00e8res exp\u00e9rimentations, force est de constater que nous t\u00e2tonnions. La notion d\u2019une infrastructure de personnes \u2013\u00a0c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une ville qui serait construite par les relations horizontales entre ses habitants plut\u00f4t que via une structuration verticale de ces derniers par des forces sur lesquelles ils n\u2019ont que peu de prise\u00a0\u2013 faisait \u00e9cho en nous \u00e0 un d\u00e9sir assez \ufb02ou (et sans doute na\u00eff) de ville partag\u00e9e, d\u2019espaces urbains o\u00f9 la place des habitants serait primordiale. De cette lecture de Simone, certes pas inexacte, mais trop simpliste, les participants aux r\u00e9sidences se sont empar\u00e9s chacun \u00e0 sa mani\u00e8re et de fa\u00e7ons fort diverses. Individuellement et collectivement, nous avons en un sens cherch\u00e9 cette ville id\u00e9al(is\u00e9)e, en observant et de ce fait en donnant corps, notamment lors de longues marches (dont le lecteur trouvera ici des compte rendus), aux environnements urbains dans lesquels nous avons travaill\u00e9.<\/p>\n<p>On pourra penser que cette qu\u00eate faisait plus de sens \u00e0 Johannesburg qu\u2019\u00e0 Strasbourg ou, du moins, y \u00e9tait plus ais\u00e9e. L\u2019hypoth\u00e8se que les gens constituent l\u2019infrastructure de la ville n\u2019est pas d\u2019embl\u00e9e \u00e9vidente dans une ville \u00ab\u00a0mus\u00e9e\u00a0\u00bb europ\u00e9enne o\u00f9 le lissage de l\u2019urbain, les infrastructures mat\u00e9rielles et les dispositifs de contr\u00f4le sont devenus omnipr\u00e9sents. L\u2019espace public y est extr\u00eamement r\u00e9gul\u00e9, alors qu\u2019\u00e0 Johannesburg les pr\u00e9sences humaines qui fa\u00e7onnent, occupent et am\u00e9nagent l\u2019urbain sont beaucoup plus visibles, pr\u00e9sentes et multiples.<\/p>\n<p>Mais ce n\u2019est pas si simple ou binaire et nous nous sommes vite aper\u00e7us qu\u2019il \u00e9tait n\u00e9cessaire de creuser au-del\u00e0 des diff\u00e9rences apparentes. Car les processus de gentri\ufb01cation et de contr\u00f4le existent aujourd\u2019hui partout dans le monde. La pens\u00e9e des villes ne se construit pas seulement en termes Nord-Sud, mais aussi en termes de dynamiques, de rapports entre les puissances institutionnelles et \u00e9conomiques (et leurs enjeux eux-m\u00eames multiples) et les dynamiques issues des gens (elles-m\u00eames complexes et diverses).<\/p>\n<p>Si bien des textes, projets graphiques et essais photographiques que nous pr\u00e9sentons dans ce num\u00e9ro initial re\ufb02\u00e8tent nos premi\u00e8res exp\u00e9rimentations, ces micro-recherches t\u00e9moignent d\u2019une volont\u00e9 de continuer et de d\u00e9velopper ces pistes. Ils sont aussi l\u2019expression d\u2019un processus menant vers une compr\u00e9hension pouss\u00e9e de la place de l\u2019artiste-chercheur dans la ville. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle de Play \u203a Urban, ce processus nous permet d\u2019agir et de performer l\u2019urbain\u00a0: c\u2019est notre mani\u00e8re de nous y inscrire, de l\u2019interroger, de l\u2019\u00e9tudier. Il s\u2019agit d\u2019\u00e9prouver la ville o\u00f9 nous sommes, qu\u2019il s\u2019agisse de Johannesburg ou de Strasbourg, d\u2019en tester les possibles, les r\u00e9sistances, les limites. Nous sommes ainsi dans une dynamique o\u00f9 les individus \u2013\u00a0en l\u2019occurrence nous, r\u00e9sidents du cru ou \u00e9trangers, mais tous en tant qu\u2019artistes-chercheurs\u00a0\u2013 la fa\u00e7onnent. Et cette dynamique, m\u00eame si elle se heurte \u00e0 de nombreux obstacles (une part du projet \u00e9tant de jouer avec ces obstacles), constitue elle-m\u00eame une infrastructure de personnes. Au \ufb01nal, via nos \u00e9nergies, par la nature de nos gestes et de nos pr\u00e9sences, nous activons cette notion propos\u00e9e par Simone. Cela n\u2019est pas sans lien avec la mani\u00e8re dont Simone lui-m\u00eame travaille, en immersion, en rencontrant les gens, en parlant avec eux et en d\u00e9veloppant ses concepts \u00e0 partir de l\u00e0. Cette dynamique s\u2019est fait jour d\u00e8s les premi\u00e8res sessions de travail \u00e0 Strasbourg en mai 2011. Il s\u2019agissait d\u2019un dispositif de collectif, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une quarantaine de personnes, conceptualisant, jouant, cr\u00e9ant et exposant ensemble\u00a0: une petite et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re infrastructure de personnes, convergeant et divergeant simultan\u00e9ment face \u00e0 des enjeux, des situations en partage, devant s\u2019organiser, g\u00e9rer leurs diff\u00e9rences, produire, agir. Ce qui nous renvoie directement aux descriptions de Simone sur la mani\u00e8re dont, \u00e0 travers des relations horizontales, complexes, entrem\u00eal\u00e9es, les citadins se donnent les moyens de vivre ensemble dans un environnement urbain donn\u00e9. Moins, donc, qu\u2019\u00e9tudier un concept au sens acad\u00e9mique du terme \u2013\u00a0moins que de le penser par le biais du mot couch\u00e9 sur la page\u00a0\u2013 nous avons voulu le mettre en pratique et, ainsi, le faire momentan\u00e9ment exister. Nous esp\u00e9rons avoir \u00e9t\u00e9 \ufb01d\u00e8les \u00e0 l\u2019esprit de son concepteur.<\/p>\n<p>Dans ce num\u00e9ro, donc, nous publions la traduction de trois extraits de textes d\u2019AbdouMaliq Simone\u00a0: \u00ab\u00a0People as Infrastructure\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0The Public\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Endurance\u00a0\u00bb. Nous publions ensuite un ensemble de points de vue et de projets produits apr\u00e8s les r\u00e9sidences, dont le \ufb01l conducteur est la notion de people as infrastructure en lien avec nos pratiques d\u2019artistes et nos questionnements. Ainsi qu\u2019une s\u00e9rie de textes qui nous semblent faire richement \u00e9cho aux pr\u00e9occupations de Play \u203a Urban\u00a0: textes d\u2019artistes, d\u2019architectes, de th\u00e9oriciens qui nous inspirent. Nous proposons en\ufb01n une s\u00e9lection d\u2019\u00e9crits, de projets graphiques et d\u2019essais photo qui sont le re\ufb02et direct de nos exp\u00e9rimentations \u00e0 Johannesburg et \u00e0 Strasbourg. Ces propositions, il y a lieu de le souligner \u00e0 nouveau, ne pr\u00e9tendent pas \u00eatre des objets \ufb01nis et leur pr\u00e9sentation ne se veut ni homog\u00e8ne ni lisse. Comme aide \u00e0 la navigation, cependant, une \ufb01che signal\u00e9tique appara\u00eet, qui r\u00e9sume bri\u00e8vement chaque exp\u00e9rimentation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Francois Duconseille, Jean-Christophe Lanquetin, Dominique Malaquais Play \u203a Urban est une plateforme de recherche collective inter-\u00e9coles d\u2019art dont les participants ont pour ambition d\u2019intervenir en tant qu\u2019artistes-chercheurs (d\u00e9signations \u00e0 nos yeux synonymes) dans l\u2019espace urbain et ainsi de contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une connaissance contextuelle et horizontale des villes d\u2019aujourd\u2019hui. 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